samedi 7 septembre 2013

Retour de "A l'Aïvil 29 IC Reloaded" petit aperçu des impressions



J'ai repris cet été les grands formats de "à L'Aïvil 29IC Reloaded" en retravaillant les 3 matrices qui sont utilisées pour les épreuves





              Sur la table lumineuse afin d'ajuster la matrice et l'estampe pour un nouveau passage





 




 

Deux impressions différentes viennent d'être réalisées les estampes sont encore sur la matrice, les encres ont traversé le papier, et ce sont les premiers états qui sont perceptibles.
c'est finalement une manière de garder en mémoire l'origine de la mise en œuvre.








Impression réalisée, l'estampe est dégagée de la matrice puis retournée, l'instant magique














Détails d'une épreuve

















Nettoyage de la matrice









lundi 2 septembre 2013

"Vera Iconica" avant l'aspect photosensible


Quelques estampes modifiées

































Il ne s'agit sans doute plus d'une gravure au sens classique du terme, mais d'une forme de picturalité par impressions successives sur papier...
Peut-on parler de picturalité sans la trace de pinceau?

Certains photographes revendiquent d'être peintres...

Il me reste à faire réapparaitre ce qui y est dissimulé...
la photosensibilité du travail: Entrer à l'intérieur de l'estampe.





.............. 






"la croisée des chemins"

il s'agit d'un état maintenant disparu, je n'aurais jamais dû réimprimer à nouveau
Si l'aspect photosensible que je vais présenter un peu plus tard sera sans doute plus intéressant, l'aspect "cutané" lui, était au top à ce moment....




















mercredi 28 août 2013

Félix Vallotton au Grand Palais cet automne





Avec Pierre Huyghes au Centre Georges Pompidou et son compère Philippe Parreno au Palais de Tokyo, l'automne va être riche en évènements. 

Cela faisait longtemps que j'attendais de pouvoir voir une vraie rétrospective d'un artiste qui a "vécu" à l'ombre de Pierre Bonnard et d' Édouard Vuillard . 

Artiste de l'entre deux, qui n'a fait aucun éclat pour rester libre de sa création, tout le temps remise en cause. Éternel interrogatif, qui trouvait les sujets justes sans démesure mais incontournables une fois réalisés, plus que Monet, c'était lui l’œil, il n'accentue pas, il désigne et cela devient imparable, mais aucun mot ne saurait réduire ce travail. Il ne suffira peut être pas d'aller le voir, il faudra se laver l'esprit de pas mal de choses et je ne suis pas sûr  d'y arriver....
.
































C'est d'abord par la gravure que je l'ai découvert, dans la lignée des "caprices" de Goya ou des "désastres de la guerre", une science du cadrage et un sens de la lumière qui donne à son travail ce côté arrêt sur image d'un film intimiste ou les personnages fondus dans le décor  jouent le drame de la vie

























L'appareil photographique lui sert à chercher d'autres angles de vues notamment la plongée sur ses natures mortes dont certaines sont représentées à même le sol.


































 

  La photographie lui sert également à focaliser comme s'il utilisait un léger zoom pour envelopper  son sujet notamment le modèle féminin où se dégage une sensualité "de tous les jours" un peu comme un petit miracle sans cesse renouvelé devant lequel tant de personnes passent à côté.







 











Vallotton avait le regard ouvert sur les innovations de son époque, qui étaient présentées comme des échantillons, ce que beaucoup d'artistes continuent à faire, c'est sans doute pour cela qu'il faut des commissaires qui deviennent peu à peu les véritables artistes, ..... lui les a observés, interprétés,  mithridatisés pour en faire un art, son art, rien de révolutionnaire juste humain. 

Cette présentation n'est pas exhaustive, il suffit de regarder sur Internet, rares sont les artistes à avoir réalisé autant d'oeuvres différentes, ce qui rend passionnant cette future exposition, quel parti pris sera fait par les ...................... commissaires.






Leyla Cardenas

Un beau travail au Palais de Tokyo  dans "Nouvelles Vagues", petit bémol certains commissaires de l'exposition ont un ego démesuré encouragé par le fait que l'on voit leur nom en gros et quelque part perdu sur les murs et en tout petit ....... les artistes ...





D'autres suivront.

lundi 29 juillet 2013

Rencontrer Hercules Seghers


Pendant notre séjour aux pays -Bas, ce fut une grande émotion pour moi que de voir des Hercules Seghers (1589 -1638)  au musée Boijmans  Van Beuningen de Rotterdam.

 Je connaissais ses gravures et j'avais eu la chance grâce à une amie de pouvoir consulter à Hambourg une de ses estampes imprimée sur un morceau de chemise, mais ses tableaux à part celui que l'on voit dans quelques encyclopédies, je ne connaissais pas.

Si dans ses estampes, l'aspect fantastique un peu halluciné l'emporte, dans ce tableau, la sagesse, l'organisation et la douce tonalité des couleurs contrastent avec ses estampes....
 mais dans le fond, cette végétation denses aux formes désordonnées, çà penche à droite çà penche à gauche, la naissance de la forêt de Fantgorn, la minéralité, ce rocher improbable qui sort du cadre et l'inquiétante ombre portée qui nous sépare des architectures toutes en volumes et qui indiquent par leurs orientations le point de fuite, vers une campagne toute hollandaise. 






Huile sur toile







Estampe eau-forte avec rehauts à la pointe sèche pour  amener les nuages de passage dans le paysage....
Quelques centimètres ces gravures sont minuscules, et l'absence de personnages accentue l'aspect "Morimondo" de ses réalisations.

mercredi 1 mai 2013

Je participe au Artgeschoss à Wolfenbuttel






La municipalité de Wolfenbuttel a décidé d'utiliser un énorme magasin devenu friche industrielle pour accueillir 40 artistes lors de l'évènement "ARTGESCHOSS" qui présentent en moyenne une dizaine de travaux chacun, j'ai eu la chance d'être sélectionné parmi 450 en majorité allemands.... c'est Peregrinar qui continue.... peut être bientôt au Danemark. 

Autre bonne nouvelle je pourrais présenter mon travail actuel à  sauf imprévu en décembre 2014 à Evreux à la Maison des Arts.