mercredi 21 décembre 2016

Les chainons manquants

Finalement faire une exposition ne consiste pas à accrocher ses dernier travaux, mais bien de reconstituer sa pensée et ce sont mes derniers travaux qui m'ont amené à aller chercher les chainons manquants à matérialiser ce que j'avais dans la tête et qui faisait le pont entre les réalisations de 1995 et celles de 2014. Cela m'a amené à reconsidérer des travaux que je ne trouvait pas intéressants à l'époque mais qui prennent tout leur sens maintenant avec le retour du bleu et du tirage incarnation, car ici il ne s'agit pas de restituer un fichier numérique mais bien de l'incarner.

Je prend petit à petit conscience que mon travail pléthorique va être de plus en plus difficile à présenter et qu'il me faudrait quelques exposition pour y voir clair.

Il est certain que le passage du "imprimer pour reproduire" au "imprimer pour inventer" va estomper le travail de gravure pour celui de l'estampe. la gravure devient un alibi pour imprimer.

mercredi 3 février 2016

Rocio Molina

Magnifique chorégraphie au Rive Gauche à St Etienne du Rouvray, de la trempe de Patagonia de Lisa Estaras.

 Bouleversé par Rocio Molina qui en effet révolutionne le flamenco en l'intégrant à l'histoire de la danse avec la fluidité, la tonicité de son corps sans oublier toute son équipe et ce métissage du geste inventé au traditionnel, ou se glissent ceux de Lois fuller, Caroline Carlson ou de Nijinsky sans oublier Isadora Duncan, comme un spectacle total ou la modernité a oublié "sa tabula rasa" prétentieuse ..... à deux mètres de la scène qui en donne une vision très différente de la vidéo ( trop gênée par ce qu'elle filme en voulant tout montrer elle en rompt le mouvement) ....Contrairement à Israel Galvan qui reste dans l'habit du Flamenco et en pousse les limites, Rocio est un peu comme Isadora Duncan, elle libère  le corps de la danseuse et du danseur, chamboule les points de vues, elle supprime la rigidité tout en y insufflant la vie, la palpitation, pas une parcelle d'elle même n'est en dehors jusqu'au petit doigt, un battement de cil ou la danse indienne joue un rôle fondamental, complètement absorbée par sa chorégraphie on a le sentiment qu'elle en est à l'écoute. le choc était tellement fort un peu comme "Blush" de Wim van de Keybus, les spectateurs se demandaient ce qu'ils avaient vu et on ne pouvait que rendre hommage à un tel  évènement respectueusement. (en cours)

https://youtu.be/I5_9GW6stro

lundi 6 juillet 2015

Etude à partir du "Printemps" de Théodore Rousseau 1852 Le Louvre

Une série de "Monoprint"  d'interprétation... à partir d'un tableau










Ce qui me plait chez ce peintre, c'est la présence du travail, quand on le compare à J-B Corot. 
Il est bien moins fulgurant, moins peintre, mais avant Monet c'est lui aussi, un œil, pas un œil fulgurant, un œil insistant jusqu'à l'obtention de ce qui a été regardé, pas simplement vu , sans doute un chat est un chat, mais pas n'importe quel chat. 


Quand on fait une pochade, c'est pas compliqué la fulgurance, par un geste inspiré... pour Théodore ce n'est pas une pochade, tout est travaillé rien n'est laissé au repos, alors tout compte fait je suis vraiment en face d'un paysage et non de sa représentation. 

j'en photocopie une reproduction positive, négative, surexposée, sous exposée, je cherche des effets en superposant les matrices transférées sur plastique, pour tenter de changer l'atmosphère.... pour voir....





Monoprint  "c'est la faute à Rousseau"
25 cm par 25 cm plusieurs matrices par Solvanoplastie, imprimés sur papier Wenzhou....


















































dimanche 12 avril 2015

d'un passage à l'autre


(en cours)

Je viens de remettre à jour une filiation entre des estampes de séries différentes,  réalisées au le début des années 90, parce que comme à mon habitude, je prévois une série et il y a toujours quelques avatars qui finissent par la rejoindre.

Ainsi Peregrinar IX va se prolonger avec Peregrinar IX bis

Par une autre version du bas de l'estampe autour d' une iconographie extraite de la Bible de Roda, dont j'ai parsemé mes gravures pendant une petite dizaine d'années 1988 1996



ETUDE MUDEJARE VIII (détails)

   
       
    

PEREGRINAR VIII  (détails)

        

     
 


     






J'ai imprimé les 3 premiers états de l'ETUDE MUDEJARE IX bis sur une même papier

    1er état                                        2ème état                 et            3ème état


L'idée a été de graver au dos de la matrice pour faire apparaître l'iconographie sous l'effet de la pression .....








Puis continuer la morsure au dos pour atteindre une perforation et retrouver le blanc du papier sur des endroits précis, faire apparaître un personnage à travers une croix



Ensuite, cette silhouette sera utilisée comme un pochoir sur d'autres matrices...


J'ai saupoudré de l'aquatinte sur deux gravures de mes PEREGRINAR tardives : la XIV et la XV.


Dans ma recherche du moindre geste (ne pas dessiner)

Pour arriver à une défonce complète encore signifiante, je suis parti d'une plaque de cuivre d'un demi millimètre d'épaisseur.













Voilà la matrice qui m'a servi de pochoir









  posée sur une autre plaque, on aperçois le grainage produit par l'aquatinte



Et voilà la morsure sur PEREGRINAR XV la plaque est en zinc





 L'estampe 




mais en l'imprimant sur papier fin Kawazaki, je m'aperçois que  par translucidité le travail se révèle bien davantage . 
A partir de ce moment là, les beaux papiers de gravure devenaient obsolètes , séduit que j'étais par l'apparition de  la légèreté de l'empreinte 

Révélant la moindre trace non comme un dessin mais comme un passage, ces Evènements qui ne sont pas des gestes mais des intentions.






Je renouvelais cette opération sur la PEREGRINAR XVI jamais montrée






















dimanche 8 mars 2015

Stage de Solvanoplastie à la Maison des Arts à Evreux



Merci à Anne, Fabienne et Emmanuel, pour m'avoir donné l'occasion d'organiser un stage autour de la "solvanoplastie". et à tous les "stagiaires" qui on peut être réussi à me supporter

le principe de la "solvanoplastie" est de partir d'un document imprimé par une imprimante laser; Cette caractéristique permet de transférer cette image en négatif à l'aide d'un solvant que l'on applique au dos du document une fois placé sur une plaque de plastique bon marché. Sous l'effet du solvant l'encre fond et fait vernis alors que le papier nu laisse le solvant passer à travers ce qui colle le dit papier sur la plaque de plastique. Avant que que tout cela sèche et durcisse, on retire le papier et sous l'effet de l'arrachage, le papier "grave" la plastique comme une "aquatinte pointe séchée" et l'on obtient gravé le négatif de l'image solvanée. Si au préalable chacun a travaillé les images sur ordinateur pour réaliser un projet polychrome, alors on peut réaliser plusieurs matrices qui se complètent, se superposent, interagissent entre elles. grâce à l'utilisation du papier Wenzhou...





Ce procédé est délicat mais rapide. Aussi plutôt que de travailler la gravure, on peut se consacrer à l'impression. Etant sur plastique pas de risque d'oxydation, on peut travailler la couleur et la superposition. Seul problème le temps de séchage des encres qui peuvent prendre plusieurs jours ppour être superposable sans absorber le nouveau passage. Le stage ayant été de 5 jours consécutifs, les passages ont été faits par imprégnation.




Je n'ai pas photographié le décollage de la feuille sur le plastique pour des raisons techniques mais nous pouvez voir cette opération sur Dailymotion et sur mon site







































































































































































































































Le bouquet final, les gants sont nécessaires pour passer d'une couleur à l'autre