Une compagnie de danse brésilienne que je rêve de voir venir à Rouen,
http://youtu.be/k5H4HhB2RwE
La compagnie évolue en 2005 en se rapprochant de l'esprit de Wim Van de keybus
http://youtu.be/84MlvAffIe8
Ce blog remplace "estampactuluc" et reprend l'actualité de mes recherches dans l'estampe gravée, ainsi que tout ce qui peut l'accompagner, ... musique, ...artistes, ...histoire des arts, ...danse,...expositions...
lundi 4 novembre 2013
dimanche 27 octobre 2013
L'origine de mes transferts
Les
"études mudéjares" 1988-1995
Premiers transferts, première série. Abandon du dessin première tentative
Ne plus passer par le dessin, mais par une forme de photographie, une image constat, documentaire, parfois mise en scène par le cadrage.
Pour cela j'ai sélectionné une série d'images photographiques, réalisées pendant notre voyage de 1987 en Espagne du nord et du centre autour de l'architectures mudéjare.
(historiquement l'architecture mudéjare est une architecture réalisée par des artistes de culture musulmane pour des chrétiens)
J'ai travaillé les images photographiques à la photocopieuse, pour obtenir un grain (transférable), agrandissements, "rephotocopiage"...,
J'ai transféré les résultats à travers un vernis sur des plaques de cuivre à l'aide d'un solvant
(à l'époque le trichlo, puis le perchlo).
Le transfert réalisé, je posais une aquatinte, pour donner du grain à l'image, m'éloignant du rendu trop clinique de l'héliogravure.
Il s'agissait pour moi d'établir une distance avec la photographie.
L'empreinte de l'image doit primer sur son" identité scientifique":
"cette recherche de la perfection qui libère le concept de toute scorie visuelle".
Ce qui ressort très souvent à travers la photographie contemporaine actuelle au point de n'être plus qu'une illustration du concept , l'image n'existant plus en soi.
Je découvrais ainsi que l'empreinte était la conséquence du travail effectué sur la plaque et non le calque de l'image d'origine. L'aspect Warholien est préjudiciable à l'estampe qu'il a définitivement rangé au niveau de l'image parce que la matérialité n'apparait jamais sauf en fin de carrière sous forme de caprices avec des effets de couleurs dans ses portraits, qui feront dire à certains qu'il y avait une picturalité et qu'il était de ce fait peintre (Bernard Rancillac). Mais surtout il donne l'idée que l'estampe est comme un billet de banque que l'on multiplie à l'infini abolissant toute recherche pour prôner l'application, nous sommes arrivé à l'ère du cynisme qui plait tant aux spéculateurs.
La pratique du transfert qui vient à l'origine de Rauschenberg , de Warhol et de Polke révèlent que l'empreinte devient évocation d'une image, d'un souvenir et comme une ruine gothique, on imagine, on reconstitue...
Peu à peu je me décale de l'idée d'image originale... pour aller vers son évocation.
La matière a (avoir) la parole
Depuis cette période, je m'attache à ce que mes estampes soient issues d'un travail d'expérimentations, de manipulations.
L'expérimentation nécessite l’acceptation de l'écart ici provoqué non par le geste graphique, mais par les problèmes des techniques convoquées, et tenter ainsi d'aborder une sorte de poésie d'une possible adéquation entre l'image et la technique pour réaliser cet objet appelé "estampe".
C'est aussi pour cela que je considère la première "étude mudéjare" comme un nouvel état d'esprit.
Une sorte de libération d'un excès de maîtrise qui me conduisait à faire des images, oubliant ainsi que je faisais des estampes.
Si je ne renonce pas au récit, celui ci n'est plus linéaire.
Premiers transferts, première série. Abandon du dessin première tentative
Ne plus passer par le dessin, mais par une forme de photographie, une image constat, documentaire, parfois mise en scène par le cadrage.
Pour cela j'ai sélectionné une série d'images photographiques, réalisées pendant notre voyage de 1987 en Espagne du nord et du centre autour de l'architectures mudéjare.
(historiquement l'architecture mudéjare est une architecture réalisée par des artistes de culture musulmane pour des chrétiens)
J'ai travaillé les images photographiques à la photocopieuse, pour obtenir un grain (transférable), agrandissements, "rephotocopiage"...,
J'ai transféré les résultats à travers un vernis sur des plaques de cuivre à l'aide d'un solvant
(à l'époque le trichlo, puis le perchlo).
Le transfert réalisé, je posais une aquatinte, pour donner du grain à l'image, m'éloignant du rendu trop clinique de l'héliogravure.
Il s'agissait pour moi d'établir une distance avec la photographie.
L'empreinte de l'image doit primer sur son" identité scientifique":
"cette recherche de la perfection qui libère le concept de toute scorie visuelle".
Ce qui ressort très souvent à travers la photographie contemporaine actuelle au point de n'être plus qu'une illustration du concept , l'image n'existant plus en soi.
Je découvrais ainsi que l'empreinte était la conséquence du travail effectué sur la plaque et non le calque de l'image d'origine. L'aspect Warholien est préjudiciable à l'estampe qu'il a définitivement rangé au niveau de l'image parce que la matérialité n'apparait jamais sauf en fin de carrière sous forme de caprices avec des effets de couleurs dans ses portraits, qui feront dire à certains qu'il y avait une picturalité et qu'il était de ce fait peintre (Bernard Rancillac). Mais surtout il donne l'idée que l'estampe est comme un billet de banque que l'on multiplie à l'infini abolissant toute recherche pour prôner l'application, nous sommes arrivé à l'ère du cynisme qui plait tant aux spéculateurs.
La pratique du transfert qui vient à l'origine de Rauschenberg , de Warhol et de Polke révèlent que l'empreinte devient évocation d'une image, d'un souvenir et comme une ruine gothique, on imagine, on reconstitue...
Peu à peu je me décale de l'idée d'image originale... pour aller vers son évocation.
La matière a (avoir) la parole
Depuis cette période, je m'attache à ce que mes estampes soient issues d'un travail d'expérimentations, de manipulations.
L'expérimentation nécessite l’acceptation de l'écart ici provoqué non par le geste graphique, mais par les problèmes des techniques convoquées, et tenter ainsi d'aborder une sorte de poésie d'une possible adéquation entre l'image et la technique pour réaliser cet objet appelé "estampe".
C'est aussi pour cela que je considère la première "étude mudéjare" comme un nouvel état d'esprit.
Une sorte de libération d'un excès de maîtrise qui me conduisait à faire des images, oubliant ainsi que je faisais des estampes.
Si je ne renonce pas au récit, celui ci n'est plus linéaire.
Etude Mudejare I - 50 X35 cm - 1988 - transfert sur vernis + aquatinte et blancs retrouvés+ aérographie de vernis
Les Blancs retrouvés
Par la suite, je tente d'abolir l'aquatinte pour essayer d'obtenir l'empreinte de l'image et c'est ainsi que je me confronte à la longueur des morsures et à cette envie rémanente de faire émerger "les Blancs Retrouvés", symbole d'une forme de liberté de la morsure ou je ne contrôle pas à la seconde près mais en minutes voire en heuresj'élimine cette contrainte pour amplifier....
Etude Mudejare IV - 60 cm x 35 cm - 1993 transfert sut vernis et ré-hauts à la pointe sèche (roulette) - morsure par blancs retrouvés. ici tous les blancs sont nés de la morsure...
1er état
Pilvi Takala
Pilvi Takala, une jolie surprise de "Nouvelles Vagues" au Palais de Tokyo cet été
j'ai mis un certain temps à la retrouver parce qu'à cette exposition, il n'y en avait que pour les "commissaires" comme je l'ai déjà écrit...
Elle a une drôle d'idée:
arriver en Blanche Neige à Euro Disney et ce qui va s'en suivre. extrait du film
http://www.pilvitakala.com/snowwhitevideo.html
mardi 22 octobre 2013
Les "Aïvil 29ICo reloaded" 22 octobre 2013
État de la série avec la dernière impression:
les travaux en cours qui attendent un prochain transfert qui sèche en ce moment
samedi 19 octobre 2013
Les "Aïvil 29ICo" récapitulatif
Cette iconographie apparait dans mon travail comme une rémanence depuis 1998.
C'est le fichier numérique qui m'a servi de base à l'origine puis petit à petit oublié au fur et à mesure que s'élaboraient les matrices.
En voilà une épreuve, vous pouvez voire la série entière sur le site:
Il s'agit d'une série d'arrangements réalisés de 1998 à 2010, du transfert simple
mais d'une combinaison de transferts comme une sorte de collage, une reconstitution,
une greffe sur une matrice, procédé que je reprend régulièrement depuis.
Les encrages et les impressions ont été faites en une seule fois.
"L'AÏvil 29IC reloaded" est le résultat d'un transfert à priori loupé et que j'ai décidé de reprendre à la pointe sèche la structure numérique pour faire émerger la partie architecturée parmi un chaos provoqué par les déchirements successifs du support du document transféré.
Commencée en 2008, les premiers tirages de la matrice mère ont commencé en automne 2012,
j'ai constitué à partir de ces tirages des contre matrices pour aller chercher une complémentarité, la partie caché de cette matrice un peu, comme mettre à jour ce qu'il y a entre le "dessein", une partie libérée de la pensée graphique ou le hasard prend une place importante comme si également j'atteignais la vraie matrice, celle que je souhaitais réaliser sans être obligé de la dessiner mais comme une conséquence de mon geste, faire apparaitre le contre geste, comme pour lire un résultat.
La succession des passages:
les états matrice mère que je superpose
les contre-matrices qui viennent se juxtaposer
Travail en cours
Travail en cours ...
Les matrices de "L'AÏvil 29ICO reloaded" contaminent l'estampe "Au Claire de L'une" 3ème version
jeudi 17 octobre 2013
"L'Aïvil29iCO" - Petite série
Mettre à jour une série restée dans les tiroirs et qui répond au travail que je fais sur une toute autre échelle.
Il me faut reconnaitre que seuls les petits formats passent à l'écran et il s'agit de mes premiers essais de polychromie.
En fait depuis 15 ans le même thème réapparait sans cesse, cette entrée dans la ville...
et en ce moment la lecture de "La ressemblance par contact de Georges Didi Hubermann m'amène à regarder mon travail autrement....
The Window of appearances
Un extrait d'une des plus belle oeuvre de Philip Glass qui raconte l'histoire de Akhénaton
L'auteur a créé un livret dit et chanté en Égyptien ancien, ce qui ajoute à la qualité de la sonorité des voix vraiment superbes. Ici la Reine Tye Alto, Akhénaton
haute contre etNéfertiti soprano
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