samedi 29 mars 2014

"White Noise" de Christiane Baumgartner " La technique transcendée"

 En cours d'écriture





comme une série "D'Explosantes Fixes"


 J'ai enfin vu l'exposition depuis plus de 3 mois que ce projet est apparu sur Internet.
Il m'aura encore fallu un mois pour me remettre du choc ...

 Tout d'abord, il faut parler du bel espace du Centre de l’image imprimée de la Louvière. Tout à fait surprenant et inattendu, la Louvière étant une ville étrangement plate qui ne laisse pas deviner une telle surface d'exposition, et pour l'estampe c'est merveilleux. Elle peut être présentée à l'égal des autres médiums artistiques et les propositions ambitieuses ne resteront plus dans les tiroirs....


Cette exposition présente une grande partie du travail de Christiane Baumgartner depuis une quinzaine d'année.



Il s'agit d'une exposition de xylographies: des gravures sur bois

La xylographie consiste à graver sur des plaques de bois à l'aide d'une gouge ou d'un burin.
vous gravez les futures parties blanches de votre estampe et par roulage d'encre, seront imprimées les parties non gravées.

Cette technique est à la fois simple et difficile.
Simple parce qu’il suffit de tracer au crayon, le dessin que vous voulez graver, en mettant en évidence ce qui sera blanc (creusé) de ce qui sera noir (non creusé).






Difficile parce que l'on ne peut pas corriger, c'est un travail sans remord. Cela nécessite de l'habileté, voire de la dextérité, et Christiane Baumgartner qui a suivi une formation de graveur de reproduction... en a.



Le problème du grand Format Cette technique est relativement économique et l'on peut envisager des grands formats . et même plus qu'envisager, Christiane Baumgarter territorialise ses estampes qui peuvent  être un véritable champ opératoire, sur lesquelles elle peut s’exercer, un champ de manœuvres.
elle y met une contrainte formidable puisqu'il s'agit de creuser des sillons... analogie au champ sillonné comme l'a tellement bien photographié par mario Giacomelli





 MARIO GIACOMELLI
Paesaggio 288, c. 1970
12 x 16 inch gelatin silver print






Le nombre  d'estampes de grands formats est impressionnant.

 C'est tellement rare un pareil engagement dans le domaine de l'estampe.... la plupart des artistes la pratique parce qu'un éditeur, un galiériste ou une institution, le leur demande et réalisent quelque chose qui ressemble à leur œuvre ne questionnant pas toujours l'estampe.

Il n'y avait guère que Robert Rauschenberg, Sigmar Polke, Nancy Spero ou Pierre Aleschinsky pour produire une telle surface imprimée "interrogeante", mais tous faisaient appel à des procédés rapides aux résultats quasi immédiats...Il faut vivre avec son temps et prendre le risque de n'être plus qu'une illustration, mais que ne ferait-on pas pour exister...

Alors on n'oublie pas les allemands  comme Georg Baselitz ou Anselm Kiefer mais la puissance de feu, le primitivisme des techniques parfois à la tronçonneuse  l'emporte aussi sur les questions de l'estampe, (l'empreinte par contact) pour le culturel.


 Elle pose le problème de l'image comme modèle

Un vrai graveur dans la tradition française invente sur la plaque, il n'est pas "reproducteur"
pour lui il n'est pas question de reproduire un dessin ou une image, il crée.
en passant par l'interprétation de ses images Christiane baumgantner peut s'offrir la taille de ces interprétations et c'est là l'enjeu.
Imaginez accrocher sur un mur une gravure de Dürer, vous voyez l'aspect déplacé. un "Dürer" , on le sort d'un carton et on l'apprécie posé sur une table. En choisissant de présenter des estampes sur un mur, on se doit de réfléchir aux dimensions, on ne peut faire l'économie du spectateur.


Elle part d'images vidéo qu'elle agrandit et reproduit avec ce degré d'abstraction de la règle qu'elle applique sans faille. Entrer dans l'estampe, ce n'est pas la même chose que de prendre une loupe, c'est vrai que le corps est en jeu.



L'analogie entre les rayures de l'écran et le trait de la gouge ou du burin, finalement n'a que peu d'importance et je dirais même que ce n'est qu'un prétexte, c'est le temps qui surgit, le temps de la réalisation, qui apparait avec le geste qui ondule et qui ne se répète jamais , prendre conscience de l'instant unique que l'on vit à chaque fraction de seconde.

La modulation à la gouge ou au burin de l'artiste s'approche d'une forme de calligraphie presque "mandillionesque"..... "non faite de la main de l'homme" .....en donner l'impression. 

Ces ondulations synchronisées....répétitives mais pas tout à fait.....sur des mètres linéaires.....imperturbablement....comme une absence du geste... une neutralité intensive...







parce que malgré tout, elle sculpte ses matrices..... le "sculpsit " du "graveur de reproduction" que l'on trouve indiqué en bas à droite sur les anciennes estampes .....



                   Gustave Doré                                                                               Henri Pisan
                    l'auteur du dessin                                                                       le graveur de reproduction



Le travail numérique apparait dans la série rouge.


Dans la plupart de ses travaux, elle part d'images vidéos analogiques et non d'images numériques, seule la série "Deutscher Wald" aborde la composante du numérique et là elle neutralise encore plus son geste, elle y atteint une forme de pureté. 

 



Ici Christiane nous montre un geste d'une humilité parfaite, ou le spectateur peut se concentrer sur le dessein. Aucun affect... et pourtant. On pourrait le reprocher.... ce n'est pas humain de se tenir à la règle.


Quelque chose de l'hyperréalisme

Que faisions nous face à une image hyperrréaliste, nous nous approchions pour voir, comme si ce que l'on nous donnait à voir ne suffisait pas. Comment c'est fait et là c'est la déception, parce qu'il y a rien à voir tout était dans le leurre.

Entrer dedans.  (bien sûr quand c'est grand on ne peut pas faire autrement, mais combien restent à distance...)

Chuck Close en "tramant" ses images nous dévoile le leurre nous montre tout ce qui est possible de faire pour faire une image et quand on s'approche ce n'est plus une image, ce n'est plus un reflet, mais un nouvel univers.

Peut être regarder entre les lignes



la question du professionnalisme ou de l'amateurisme 

La plupart des graveurs sont des amateurs, qui vit de la gravure à l'heure actuelle? Et cela est -il souhaitable? 
Le professionnalisme contraint au résultat, et qui dit résultat dit assurer le résultat et donc plus de prises de risques sauf quand on est subventionné pour cela, mais cela existe t'il? 
peut être "universitairement"? mais dans ce cas on tombe dans le pédagogisme c'est à dire de la fac "simulé" de la prise de risque, une prise de risque d'apprentissage qui se corrige parce que l'on connait la réponse.

Mais il reste la maitrise du métier et là on peut se permettre d'assurer puisqu'on maitrise et que l'on dépasse l'entendement de la plupart des spectateurs.

Christiane maitrise la gravure mais pas l'impression elle est quand même obligée de déléguer et là il faut qu'elle assure un tirage professionnel sinon elle n'aura aucune reception auprès de spécialistes et le fait qu'elle ait pu montrer son travail à Biella le lieu le plus traditionnel de l'estampe ou seule est accepté l'incise, montre l'aspect professionnel de son travail.

Ici tradition et art contemporain se rencontreraient, parce qu'ils sont réunis par la même rigueur, les uns s'intéresse à l'artiste "la démarche", "l'esprit", les autres au "travail", ce n'est qu'une question de point de vue. dans les deux cas il y a un tel investissement qu'ils sont sûrs du produit.

on pourrait presque reprocher aux écoles d'art contemporain de faire la même chose que dans les écoles artisanales, apprendre à faire un produit "commercialisable" une manière d'avoir les pieds sur terre, mais une manière d'être emprisonné dans un état d'esprit ou dans un savoir faire...il y en a que cela rassure. ,vous me direz c'est fou ce que m'évoque le travail de Christiane, mais tout autour de moi je vois la jalousie, elle peut le faire elle a les moyens ce n'est qu'une question d'échelle. incarnerait t'elle la rigueur allemande qui a répandue l’austérité sur l'Europe pour pouvoir s'enrichir sur les dettes de l'Europe du Sud, je viens d'entendre une émission sur le Portugal et comme l'art est le reflet de son temps de son pays  .............       "mon dieu" je suis content de ne pas avoir cette rigueur mais juste de l'obstination

 
Peut elle continuer ainsi?


comme on dit à l'université "aucune lecture n'épuise une image" .... de plus nous risquons de réduire les intentions et en plus  qualifier les estampes d'images,  ici, serait réducteur, l'image n'est que le reflet du réel et Christiane va bien au-delà, je rejoins ce qu'à écrit Catherine de Braekeleer directrice du Centre dans ce catalogue.

 "Christiane Baumgartner exhorte à remettre en question le regard, à ne rien prendre au premier degré, à chercher au delà de l’image et de l’effacement du sujet." (C. de Braekeleer in catalogue de l'exposition "white noise")

Une véritable estampe n'est pas une image parce que la matière y est présente et de ce fait elle n'est plus le reflet des choses, mais un étrange objet. 








Quelques estampes approchent le sublime,  "Trefer IV", "Deep Water", "Manhattan Transfer" , "Formation I et II".









Un seul défaut les verres protecteurs qui escamotent la matérialité de l'estampe, qui redevient une image c'est à dire un "reflet" . dommage que cela ne soit pas perçu. le visuel en réalité n'a plus tant d'importance, il faut avant tout protéger, présenter, faire sérieux et rien de tel qu'un cadre, il suffit de penser à la peinture de nature morte des flamands du XVIIème siècle pour percevoir le rôle d'un cadre, mais ici....





La fragilité du papier Kozo (fibre de mûrier) et sa frange irrégulière, estompe la juste mesure des impressions qui restent des constats d'empreintes retenues, mais vu la difficulté,  il faut assurer ce ne peut pas être un enjeu.... sauf pour "Deep Water", je suis décidément amoureux de cette gravure ou de ce diptyque. (c'est incroyable comme c'est difficile à photographier ne serais ce que pour donner la notion d'échelle et la photographie réduit l'espace....



















La plupart des glissements de l'impression sont plutôt dans le pas assez que dans le trop,

 J'en parle ainsi parce que considère que l'impression reste malgré tout l'enjeu même si dans ce cas on sait ce que l'on va obtenir.
 L'apport de la couleur dans "Deep Water" réintroduit le doute "oser" .
Il ne s'agit pas d'une couleur sortie du pot, mais de quelque chose  de difficile à reproduire comme une émotion....une petite faille...

Et l'impression devient ressemblance...

C'est dans cette ressemblance que se situe l'invention et quand le constat noir et blanc s'évapore, peut s'initialiser une autre recherche...


Je ne parle que des grands formats.....en fait il faut que je revienne et pour reprendre une phrase de Denys Rioult "il n'y a rien à comprendre, il y a tout à apprendre" ....  je n'ai plus qu'à me mettre au travail.



vous avez encore jusqu'à la mi-mai 2014 pour vous y rendre



et la question se repose.....

L'oeuvre et sa reproduction, un beau catalogue

Pas seulement celle immatérielle de l'Internet, mais aussi celle de l'édition. Ce n'est pas la multiplication de l'image qui pose problème mais bien sa fidélité impossible. le fameux à peu près d'avant le numérique est aussi en question avec le numérique quand il s'agit de reproduction et non d'original....parce qu'en effet une image numérique originale est multipliable à l'infini multipliant à l'infini son unicité. Mais dans le cas d'une reproduction nous sommes dans l'interprétation et dans une certaine mesure dans une autre originalité (l'image d'interprétation), une autre réalité, si bien que son catalogue devient une nouvelle œuvre originale. je n'avais jamais senti cela avec un catalogue, parce que dans le fond on est souvent déçu comme celui de Gustave doré par exemple ou encore celui de Vallotton.... ou encore on n'a pas vu l'exposition.....Mais ici le changement d'échelle et l'aspect graphique donnent autre chose.... encore une raison pour vous précipiter à cette exposition pour vous offrir ce superbe objet.

jeudi 6 mars 2014

Tirages et gravures à l'atelier



Profiter du temps clément pour retrouver l'atelier et faire quelques dernières empreintes de A l'Aïvil 29iCO Reloaded


 J'entame parallèlement un gros travail à la pointe sèche et à la graveuse électrique sur plusieurs matrices, anciennes et récentes, les tirages auront lieu pendant les vacances de Pâques.











 
 Et toujours fier et droit le pin de la colline des 2 amants qui domine le village









 Les estampes attendent un nouveau passage qui va se dérouler quelques minutes plus tard, la troisième et la première dans l'ordre.






 





















 Et puis pour terminer les encres restantes, une petite impression polychrome aléatoire à deux plaques jamais encore réalisée dans l'intégrité des deux matrices









 






















































lundi 27 janvier 2014

Yann Legrand


Très beau travail, émouvant parce qu'il me rappelle le travail de Marc Jurt



                                                                       Arbre de vie

samedi 18 janvier 2014

Champs

Une belle découverte musicale, à l'émission de Marie Richeux "pas la peine de crier"

My spirit is broken

jeudi 26 décembre 2013

Katharina Grosse

Lors de notre visite du musée d'art contemporain  DE PONT à Tilburg,
 quelques peintures très graphiques, bien stimulantes. 
L'artiste est Allemande et travaille à Berlin















 "Sans Titre" 2009 acrylique sur toile diamètre 1m40








"sans titre" 2010 acrylique sur toile  249cm par 208 cm



 

vendredi 13 décembre 2013

Dorsaf Hamdani et Alireza Ghorbani



Un sublime enregistrement de musique classique iranienne si proche et si différente de la musique des troubadours et des arabo-andalous.
J'imagine sans mal que si il y avait une musique Armozane elle en serait très proche.
 Contrairement à ses alter ego, la femme et l'homme chantent ensemble  et l'iranien quelle belle langue, j'ai vraiment envie que ce soient Shirin et Khosrow qui figurent sur l'image, derrière les musiciens sur ces poèmes de Omar Khayyam.

http://youtu.be/azGh07lBAIg




          Armoz 81
gravée par solvanoplastie sur plaque de plastique par polystyrène extrudé ...... 
imprimée sur papier wenzhou





mercredi 27 novembre 2013

Christiane Baumgartner

En cours,  les articles arrivant les uns après les autres...





 extraits de la présentation à la Louvière

 "Christiane Baumgartner exhorte à remettre en question le regard, à ne rien prendre au premier degré, à chercher au delà de l’image et de l’effacement du sujet." (C. de Braekeleer in catalogue de l'exposition "white noise")

"Christiane Baumgartner est une artiste dont le travail oscille entre le mouvement et l’immobilité. Elle combine deux médias d’apparence incompatibles, la gravure sur bois et la vidéo. Ses images sources proviennent le plus souvent d’images filmées par elle-même ou depuis un écran de télévision.
La vitesse, le mouvement et le passage du temps sont ses thèmes de prédilection. La notion de durée requiert pour l’artiste une signification particulière qu’elle inclut dans son processus de création. Depuis ses vues d’autoroutes, d’aéroports, lieux de déplacements incessants par excellence, elle sélectionne une image qui fera l’objet d’un traitement numérique avant un long travail de gravure. Elle opte pour des formats monumentaux qu’elle creuse en lignes horizontales durant des semaines voire des mois.

Le titre de l’exposition White Noise, ou Bruit blanc, rappelle ce phénomène caractéristique des écrans de télévision ‘enneigés’. Ces images brouillées évoquent le système binaire des lignes blanches et noires des gravures de Christiane Baumgartner, entre figuration et abstraction, à la limite de la disparition."


C'est évidemment  la présentation de sa future exposition  à la Louvière qui m'interroge,  on prend le contre pied de ce que l'on voit, alors qu'elle travaille apparemment dans l'esprit de  Frank Stella (il n'y a pas autre chose que ce que vous voyez),..
elle ferait autre chose...

je vous propose une "image constat", mais faites l'effort de la regarder autrement, ...
comme si, il était impossible d'assumer le visible...peut être est-il plus facile d'inventer le lisible...


Parfois on est subjugué par ce qui est écrit et complètement déçu par la réalisation.
Parfois c'est l'inverse, sauf que l'on risque de ne même pas se déplacer...

Ce travail me fascine parce qu'à la fois il m'irrite et me subjugue.
il m'irrite par son renoncement (à la recherche) et me subjugue par ce qu'il dégage, parce qui est mis en jeu, en fait n'importe quelle image ferait l'affaire,...
 c'est le procédé qui est intéressant:
Cela fascine le professeur et irrite le plasticien.


Elle entretien le mythe  de la "longue et pénible gravure"
et pourtant, il y a abandon des caractéristiques de la gravure sur bois souvent virtuose, aucun effet de matière voire même une pauvreté du rendu , abolition de l'émotion, pour n'évoquer que l'image (je reviens à Frank Stella) rester fidèle à l'image d'origine en réalité passée par la numérisation, ce qui semble obligatoire à partir d'une image vidéo...on ne le fait même pas exprès...

La gravure sur bois est le premier procédé occidental de la gravure pour reproduire une image, c'est un système basique tout à fait intéressant, n’interrogeant pas du tout le principe de l'estampe, mais plutôt celui d'un dessin inversé, le tirage étant on ne peut plus littéral, et à ce petit jeu la sérigraphie a supplanté la gravure.  

 GELANDE V - 2010 - 37 cm par 50 cm - imprimé sur papier japonais Musimi.




SANS SOUCI 2011  119,7cm par 61 cm - gravure sur bois - imprimée sur papier japon Koso


Ce travail de gravure sur bois, par de simples incises horizontales et ondulantes est sans doute éprouvant physiquement, elle reprend le statut du graveur reproducteur condamné a n'être qu' un simple exécutant qui illustre un concept, comme si la pratique de la technique ne devait pas influer sur l'idée, en quelque sorte l'acte de faire que l'on peut penser créatif, n'est ici qu'application, ...nostalgie de la Vera Iconica de Claude Mellan ....








il est vraisemblable que l'acte artistique se situe dans la réalisation, ce rapport au corps , au temps et à l'action que l'on a imaginé, parce que présenté  comme une règle de vie d'un "dandy travailleur", vision complètement contemporaine ou le résultat n'est que la conséquence d'une série d'action .
Pour le praticien, l'attraction se situe au niveau de l'enjeu qui s'y déroule, amplifié par les dimensions des estampes qui seront présentées à cette exposition: 

L'acte froid et descriptif de l'article de présentation se généralise et dépassionne pour atteindre une forme de raisonnable presque scientifique qui n'incite pas du tout le commun des mortel à se déplacer mais seulement les spécialistes et les inclus dans le système. Cet aspect repoussoir qui est malheureusement entretenu comme si se déplacer dans une exposition se méritait que seuls les personnes ayant un certain niveau de connaissance  y en aurait le droit. La fête doit être triste.


Sur sa matrice, elle semble incarner l' artiste  qui travaille sans affect et qui le fait parce qu'il faut le faire en suivant la règle, avec une forme d'indifférence appliquée, celle de l'ascète qui suit son chemin, ...

Le concept ce n'est pas ici la réalisation de l'estampe, mais bien l'idée de la faire.
La réalisation n'est pas que broutille, s' il faut s'y tenir...et cela peut prendre du temps.




Je n'ai pas trouvé de reproductions intéressantes de ses estampes gigantesques qui seront présentées à la Louvière,..... il semble que le support soit de l'aggloméré, mais ce n'est pas sûr.

 La taille d'épargne ne nécessite qu'un roulage d'encre ... technique employée par Damien Deroubaix dont l'approche est bien différente quoi-qu’allemande elle aussi,  il est moins conceptuel et son travail plus expressif.
L'utilisation d'un matériau pauvre ne peut pas cacher l'utilisation d'énormes presses qui la rende dépendante des imprimeurs...mais cela dit, on peut le faire à la grosse cuillère, pas "très professionnel", mais faisable. La dimension artisanale serait très sympathique dans ce cas là.


   Cette nouvelle image montre la qualité de l'incision et l'effet "Op Art" obtenu

 https://scontent-a-ams.xx.fbcdn.net/hphotos-frc1/580305_10151815149470382_1145313500_n.jpg





il semble sur la dernière reproduction qui vient d'arriver sur le net,  qu'elle improvise sur l'aspect de ses lignes ondulantes ce qui perfore un peu la rigueur du concept... le sensible pointerait...





"Elle a étudié les techniques d'impression traditionnelles au Buchkunst und Hochschule für Grafik et obtenu une maîtrise en gravure de reproduction au Royal College de Londres"

 Dernier commentaire trouvé sur le Net, qui semble confirmer l'aspect ressenti et l'état d'esprit de l'artiste.


 Vivement  février, pour aller visiter l'exposition au Centre de l'image imprimée à la Louvière, en Belgique.....me faire une véritable idée de ce travail qui joue avec l'image virtuelle.



Le 30 décembre, les informations continuent à arriver
https://fbcdn-sphotos-a-a.akamaihd.net/hphotos-ak-prn2/1490863_10151828814675382_157721265_o.jpg




https://scontent-a-ams.xx.fbcdn.net/hphotos-prn1/q71/1503967_10151828809155382_1911537200_n.jpg

Voilà une de ses gravures gigantesques 150 cm par 430 cm dimensions du papier
réalisée en 2002