samedi 29 décembre 2018

La Moésie


en cours 


Quand je voyage, je vais à la recherche d'architectures, de paysages et je constitue peu à peu une iconothèque destinée à entrer dans les estampes
ce que je cherche dans ces paysages je ne le sais pas, je sais juste qu'ils me sont nécessaires
c'est par le passage à la matrice que j'espère dévoiler ce qu'elles peuvent m'apporter...la Moésie sera ce jeu de théâtralisation de ces rencontres à partir d'un point de vue de la Colline des 2 amants  symbole de mon chez moi celui que je vois tous les jours quand je regarde vers le Sud.




Perturbateurs



Mon désir de provoquer mon dess(e)in, repose sur les perturbations que je peux y apporter.











Au début les perturbations résidaient essentiellement dans les corrections, ce qu'il y avait à atteindre n'étant pas obtenu , je corrigeais et bien sûr un remord se voit et devient une perturbation, alors ou l'on recommence jusqu'au geste parfait ou on s'acharne à trouver une solution. mon travail a suivi les deux directions. comment avoir un geste pur et bien trouver une technique sans entrave:
le sucre ou la solvanoplastie j'ai vite abandonné l'héliogravure parce qu'elle oublie le fait artistique pour atteindre une exception technique nous ne sommes plus dans la recherche de l'émotion, mais dans la règle pour parodier Braque.

Avec le sucre vous me direz que le dessin n'est pas forcément précis, certes, mais le geste est bien là, la perturbation s'allie au geste et s'invente un univers.










Avec la solvanoplastie le transfert de l'image est approximatif et le geste apparait dans le tranfert lui même sous forme de trace d'amplification de disparition, "d'envoilements" ce qui permet une chose essentielle, éviter de perturber les formes par son geste mais de perturber l'image, dans le fond la pensée par le doute.

Et puis vient la stratégie de la perturbation ces trois exemples furent mes premiers essais comme une confirmation dans les travaux de Peregrinar ou je jouais sur les temps de morsures en fonction des 17 plaques, ici je trame avec une grille de traits.

pour des questions d'économie je suis passé au plastique et la Solvanoplastie me donne un résultat direct, la matrice étant attaquée par le solvant, mais au auparavant j'avais commencé sur des plaques de métal, et le poids de ces plaques surtout à la fin en acier m'ont fait renoncer, un jour il me faudra vraiment bien les imprimer.






mercredi 12 avril 2017

Le Bois des Moutiers à Varangeville


Visiter ce magnifique jardin, ce n'est pas la première fois mais  je vois sous un autre regard après son passage sur Arte+7, d'ailleurs le "Bosco Sacro" de Bomarzo est en ligne en ce moment.

Alors au mois d'avril que va t'il nous donner à voir?

Les feuilles n'étant pas partout poussées, des points de vue apparaissent et les teintes sont plus subtiles et paradoxalement les ombres sont plus fortes 
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Dans un premier temps les troncs et les branches tressent un réseau d'une rare vigueur sans doute dûe à la composition acide de la terre tellement improbable sur une falaise calcaire. ce lieu a quelque chose de miraculeux, même si Wim Wenders n'y a sans doute pas réalisé son chef d'oeuvre trop préoccupé qu'il était par un décor en costumes, oubliant qu'un jardin échappe au temps, tellement la métamorphose est son synonyme, pour peut que l'on soit a son écoute..


















































































































dimanche 15 janvier 2017

Agnes Obel

TROP BEAU



Anselm Kiefer à Beaubourg décembre 2015








D'abord je n'avais jamais vu une exposition de AK quelques œuvres de si de là mais finalement surtout par les catalogues et les vidéos et finalement principalement par l'écoute.

En l'écoutant, sa complicité avec Daniel Arasse et cet univers post romantique donné par l'image m'ont  séduit; comme un paysage primitif que je n'ai jamais ressenti comme post apocalyptique, mais plutôt comme primordial, par quoi fait il commencer?

 La mise en évidence de la matière m'est apparue comme anecdotique histoire de faire contemporain, mais son rapport à l'histoire me plaisait beaucoup aimant aussi l'histoire, il me fit découvrir qu'un germain avait fait beaucoup mieux que Vercingétorix en mettant la pâtée aux romains ce que notre bonne histoire de France avait bien entendu oublier de nous dire.








On comprend mieux pourquoi les français sont davantage défaitistes que les allemands,  nos victoires sont toujours un feu de paille alors que nos défaites sont toujours définitives, ainsi Gergovie est une victoire mais ensuite Alésia, la guerre de Cent ans c'est Crécy et Azincourt,  Marignan est suivie de  Pavie, Austerlitz et plein d'autres mais tout fini avec Waterloo, alors biensûr il y a eu Verdun puis la victoire finale et puis l'autre mais c'était grâce aux autres et Dien Bien Phu nous a ramené à la réalité, mais cela n'a pas d'importance,
C'est l'histoire qui est intéressante pas forcément la nôtre plutôt celle des humains et c'est plus fascinant ;

Cette exposition est une série de salles qui communiquent assez peu entre elles si bien que l'on entre dans des univers, comme une mise en scène assez répétitive parce que les formats se ressemblent, il n'y a que le contenu qui change.





Les formats sont gigantesques comme si on pouvait entrer dans ces territoires, comme des cartographie comme des perspectives sans perspective, les mondes sont clos introvertis donnant l'illusion d'une profondeur, il ne s'agit pas là de faire la fenêtre de la renaissance mais un mur Pollockien ou geste et matière viennent jouer avec ces traces de constructions

Cette démarche est fascinante, parce que ce désordre est organisé, et même très structuré....

AK se sert de l'histoire pour nous raconter, pas des histoires parce qu'il ne raconte rien tout au plus il y a des symboles;
 Mais l'impression de narration est omniprésente, comme un leurre qui cacherait autre chose que certains pourrait appeler de la vacuité

Quel rapport avec Kiefer, et bien c'est cela
Cette rétrospective il l'a faite pour les français en nous présentant un travail à la fois chronologique et verbal,
 Je suis persuadé qu'en Allemagne en Russie ou en Angleterre il aurait fait autrement; Chez nous il est cistercien plutôt convers que moine certes, mais austère et grandiose.







Il a compris que les français n'aiment pas la technique, il aime bien l'illustration de texte et là il ne s'est pas privé. en travaillant sur les mythes il suffit de les nommer et de donner quelques explications affirmatives pour que tout soit digéré sans histoire et on travaille sur la ruine, la décomposition de notre monde, mais de décomposition il n'y a pas plutôt une représentation de la décomposition c'est normal vous me direz un artiste fait de l'artefact,







Sauf que pourtant il y a de la matière et pas peu d'énormes épaisseurs craquelées.... Ici la matière sert de justificatif pas en temps qu'actrice parce que qu'il ne construit pas AK, il reproduit, il reprend, il retouche, ainsi de gigantesques photos se trouvent recouvertes de matière et alors pourquoi si grandes?








La puissance de feu bien-sûr et aussi parce que reproduites et forcément réduites elles deviennent des images "réinventées" et l'on peut causer dessus sans qu'elles ne viennent s'interposer au discours; Seul le geste de l'artiste qui passe pour le coup pour un démiurge et qui peut jouer avec le concept de l'alchimie.















mercredi 21 décembre 2016

Les chainons manquants

Finalement faire une exposition ne consiste pas à accrocher ses dernier travaux, mais bien de reconstituer sa pensée et ce sont mes derniers travaux qui m'ont amené à aller chercher les chainons manquants à matérialiser ce que j'avais dans la tête et qui faisait le pont entre les réalisations de 1995 et celles de 2014. Cela m'a amené à reconsidérer des travaux que je ne trouvait pas intéressants à l'époque mais qui prennent tout leur sens maintenant avec le retour du bleu et du tirage incarnation, car ici il ne s'agit pas de restituer un fichier numérique mais bien de l'incarner.

Je prend petit à petit conscience que mon travail pléthorique va être de plus en plus difficile à présenter et qu'il me faudrait quelques exposition pour y voir clair.

Il est certain que le passage du "imprimer pour reproduire" au "imprimer pour inventer" va estomper le travail de gravure pour celui de l'estampe. la gravure devient un alibi pour imprimer.

mercredi 3 février 2016

Rocio Molina

Magnifique chorégraphie au Rive Gauche à St Etienne du Rouvray, de la trempe de Patagonia de Lisa Estaras.

 Bouleversé par Rocio Molina qui en effet révolutionne le flamenco en l'intégrant à l'histoire de la danse avec la fluidité, la tonicité de son corps sans oublier toute son équipe et ce métissage du geste inventé au traditionnel, ou se glissent ceux de Lois fuller, Caroline Carlson ou de Nijinsky sans oublier Isadora Duncan, comme un spectacle total ou la modernité a oublié "sa tabula rasa" prétentieuse ..... à deux mètres de la scène qui en donne une vision très différente de la vidéo ( trop gênée par ce qu'elle filme en voulant tout montrer elle en rompt le mouvement) ....Contrairement à Israel Galvan qui reste dans l'habit du Flamenco et en pousse les limites, Rocio est un peu comme Isadora Duncan, elle libère  le corps de la danseuse et du danseur, chamboule les points de vues, elle supprime la rigidité tout en y insufflant la vie, la palpitation, pas une parcelle d'elle même n'est en dehors jusqu'au petit doigt, un battement de cil ou la danse indienne joue un rôle fondamental, complètement absorbée par sa chorégraphie on a le sentiment qu'elle en est à l'écoute. le choc était tellement fort un peu comme "Blush" de Wim van de Keybus, les spectateurs se demandaient ce qu'ils avaient vu et on ne pouvait que rendre hommage à un tel  évènement respectueusement. (en cours)

https://youtu.be/I5_9GW6stro