jeudi 18 septembre 2014

Le détail de la Pala de Pesaro à la pinacothèque du Vatican




Visuel sur Internet






Pour présenter Bellini commençant à expérimenter la peinture à l'huile, avec la première iconographie,  il y a de quoi s'arracher les cheveux.
 la deuxième photographie, je viens de la prendre in situ, la salle est sombre, sans doute parce qu' il y a, la sublime "descente de la croix" du Caravage .
Si je ne suis pas très précis, par contre pour les couleurs et l'atmosphère je suis assez fidèle. 

Il est terrible de voir sur Internet des analyses superbes avec des iconographies à mille lieux de ce qui y est en jeu. Bellini reste pour moi l'un des 3 ou 4 peintres qui donnent du sens à la Renaissance, loin des Stars qui nous enfument dans leur propension à devenir des chefs autoritaires dans la manière de pensée que l'on suit  aveuglément sans  esprit critique ... c'est dit.... c'est bon, que cela soit vrai, n'a aucune importance, c'est sorti d'une bouche hors norme...

Avec Bellini rien de tout cela. Il va passer sa longue vie à se renouveler continuellement en suivant les découvertes picturales de l'époque. Il n'a rien inventé, ni conceptualisé, mais voilà ce qu'il a fait me laisse sans voix.  Ici il est encore influencé par Mantegna son beau frère, mais déjà il s'en dégage, par la douceur de la scène comme concentrés sur eux même, les protagonistes jouent chacun leur rôle en toute simplicité. Et puis cette jambe qui semble sortir du cadre, voilà Bellini qui nous fait un trompe l'oeil en face de l'inventeur du clair obscur.

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